vendredi 25 mai 2012

La psychanalyste Esthela Solano accuse les mères d'enfant autiste. Une vidéo révélée par l'Express !


Quand une psychanalyste rend les mères responsables de l'autisme

L'Express s'est procuré une séquence inédite du tournage du documentaire polémique Le Mur. Une psychanalyste y pointe la responsabilité des mères dans l'autisme de leur enfant.

Voir l'article et la vidéo  

Une séquence vidéo inédite, que L'Express s'est procuré éclaire sous un jour nouveau l'affaire du documentaire Le Mur, qui dénonce le traitement de l'autisme par la psychanalyse.

Le tribunal de grande instance de Lille a condamné, le 26 janvier dernier, la documentariste Sophie Robert à d'importants dommages et intérêts pour avoir, au cours du montage de son film, "dénaturé le sens des propos effectivement tenus" par trois des psychanalystes interviewés. La réalisatrice a fait appel de la décision.

Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus global de remise en cause du rôle de la psychanalyse dans le suivi des enfants autistes. Cette approche, largement utilisée en France, a été désavouée le 8 mars par la Haute autorité de santé, qui a recommandé d'utiliser des méthodes alternatives, dites éducatives, pour traiter ce trouble précoce de la communication

Les parents d'enfants autistes subissent en France les délires des psychanalystes, qui refusent de faire évoluer leurs connaissances et appliquent des théories dépassées et inefficaces pour les personnes autistes.

Nous soutenons fortement la réalisatrice Sophie Robert qui a montré la réalité de ce scandale dans son documentaire "Le mur". Il est grand temps que cesse ces accusations des psychanalystes qui rendent coupables les mères de déclencher l'autisme de leur enfant à cause d'un soit disant manque d'amour.

Les psychanalystes affirment que nous mentons, qu'ils ont évolué et n'accusent plus les mères !

C'est faux et tous les parents d'enfants autistes qui se sont retrouvé en consultation dans le cabinet d'un psychiatre/psychanalyste, que ce soit dans un cabinet privé, à l'hôpital ou dans un CMPP ont entendu ces dicours culpabilisateurs.

La preuve dans cette vidéo révélée par l'Express qui montre bien que Sophie Robert n'a aucunement dénaturé les propos des psychanalystes dans son documentaire ! 

Pour vous mettre en appétit, voici un petit extrait des échanges entre la psychanalyste Esthela Solano et Sophie Robert dans la vidéo que l'Express révèle.

Sophie Robert :
"Il n'y a pas des mères d'enfant autiste qui adorent leur enfant ?"

Esthela Solano :
"Elle vont nous dire qu'elle adorent leur enfant mais vous pouvez vous apercevoir que l'enfant est en train d'exprimer quelque chose, et qu'elle est absolument absente, qu'elle n'entend pas. L'autisme de l'enfant c'est une conséquence d'un certain autisme de la mère à l'égard de l'enfant."

"Elle peuvent supporter un enfant qui hurle toute la journée, on n'entend pas, on fait commme si on n'entendait pas, et elles ne supportent pas un enfant qui dit "je veux pas " ou "je veux".
c'est à dire un enfant qui se détermine comme étant un sujet en dehors d'elles, différent d'elles-mêmes. "

Question de Sophie Robert : "Et pourquoi elles agissent comme çà ?"

Réponse de Mme Solano : "Par ce qu'il y a quelque chose qui ne fonctionnent pas chez elles."

Merci madame Solano !

Je ne sais pas ce que Madame Celano fume mais c'est de la bonne.... ca fait totalement délirer.... Franchement, il faut arrêter les conneries ! Et on confie nos enfants à ce genre de clown !! Il faut que cela cesse ! Les parents en ont marre. Nous voulons des professionnels sérieux et au fait des recherches scientifiques !

Voir l'article et la vidéo  

Comme beaucoup de maman en France, j’ai entendu ses discours culpabilisateurs dans les cabinets des psy que je venais consulter avec notre fils pour essayer d’obtenir des réponses :

« Je ne suis pas étonnée que votre fils ait un tel comportement c’est sa façon à lui de vous faire comprendre que vous devez lui donner de l’amour et vous consacrer à lui. Vous voulez faire carrière, faire des enfants mais vous ne vous en occupez pas et ensuite vous vous étonnez de leur comportement. »

Autre cabinet de psychologue, 1 semaine plus tard.

Après 30 mn d’interrogatoire en règle sur moi, mon enfance, ma famille, mes parents, ma vie etc… pendant que mon fils (3 ans) présent à la consultation errait en roue libre dans le cabinet de la psychologue sans que cette dernière ne s’y interresse, ni ne lui adresse la parole. Je m’étonne auprès de la psychologue qu’elle ne pose aucune question concernant notre fils et n’essaie même pas d’entrer en contact avec lui. D’ailleurs dans son cabinet il n’y a aucun jouet, livre ou accessoire éducatif pour les enfants. Juste tout un mur de beaux livres de philosophie et de psychologie et des oeuvres d’art sur des étagères.

Réponse de la psychologue :

« Ce n’est pas votre fils le problème, mais vous. Vous voyez bien son comportement pendant cette consultation. A aucun moment il n’est venu vers vous. Pour moi c’est très clair. Nous étions en conversation et votre attention était prise par mes questions. Votre enfant a enfin eu l’occasion de respirer de sortir de votre étouffement, de vivre sa vie. Vous devez accepter de le laisser vivre en dehors de vous. Si vous le souhaitez c’est un travail que nous pouvons faire ensemble, je peux vous aider. »

Ca m’a couté 500 francs en espèces (ben voyons), ca fait cher le délire. Je suis partie en colère et furieuse d’avoir gâché 500 francs et du temps pour entendre autant de conneries.

Il faut que cela cesse !




L'avion Impulse décolle et l'action Facebook s'effondre

Enfant différent, maman différente.

Le quotidien d'une maman d'enfant autiste ne peut se soustraire de la quête quotidienne d'informations, articles sur la recherche,  d'échanges d'expériences sur Internet avec les autres parents concernées et ... la lutte pour faire évoluer les mentalités, le regard des autres sur le handicap, faire progresser l'intégration à l'école, se battre pour faire reconnaitre nos droits auprès des administrations et ... se battre pour qu'enfin un jour les psychanalystes cessent de s'occuper de nos enfants !

Oui, je vois vos yeux (si, si, même pas internet, je vois votre visage perplexe...) ca fait beaucoup de missions pour une seule femme, si on ajoute, le boulot, les courses, le ménage, les devoirs des enfants, le gazon à tondre, la réunion de parents d'élèves, le RV chez le dentiste du grand, le RV avec le chirurgien pour la 2e opération du palais pour Rose, la cage du cochon d'inde à nettoyer, la déclaration d'impots à remplir, le repassage, la lessive à étendre, relancer le couvreur pour le devis du toit à réparer ...S T O P.... et si je trouve une minute j'irais bien faire un tour chez Jardiland, j'ai envie d'un nouveau rosier. Ah ben non, je vais attendre juin, on n'a plus de sous sur le compte en banque. Bref le quotidien d'une maman, jonché de bonnes et de mauvaises nouvelles, de grands moments et de petits moments pénibles toujours trop longs.


Voilà un bon grand moment vécu hier et un amusement. Je conserve un post entier pour mon coup de gueule.

L'avion solaire Impulse à décollé. J'adore !

J'ai regardé les images sur mon poste TV avec le même regard émerveillé de mon enfance lors des premiers pas sur la lune ! Un avion qui vole en n'utilisant que l'énergie du soleil, ca c'est vraiment super. Le prototype, de l'envergure d'un Airbus A340 (63,4 m) et du poids d'une voiture familiale moyenne (1.600 kg), a quitté la piste de décollage de Payerne à 08h24. Un trajet total d'environ 2000 km effectué sans une goutte de carburant. Ca fait 40 ans que j'attends un tel grand moment.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/05/24/97001-20120524FILWWW00422-l-avion-solaire-solar-impulse-a-decolle.php




L'action Facebook s'effondre. Ca m'amuse !

Les investisseurs attendaient de l'argent facile, il n'en est pour l’heure rien avec une action en chute de plus de 11%. Loin des 42 dollars des premiers instants... Morgan Stanley a placé, à l’image du Nasdaq, trop d’attente dans cette entrée en Bourse, pensant avoir l'affaire du siècle entre les mains. Le prix est trop élevé et les acheteurs ne répondent pas présents. Facebook va faire jurisprudence pour les prochaines entrées en Bourse en particulier celles liées à des entreprises technologiques et web. Certains observateurs parlent même d'un éclatement de la bulle des start-up web. Mais FAcebook est encore une jeune entreprise qui dispose tout de même de près d’1 milliard d’utilisateurs exposables à la publicité.

Il faut tout de même garder en tête l’exemple de l'entrée en Bourse d'Amazon en 1997,  ayant coulé sous son prix initial de 18 dollars avant de quadrupler son cours un an après pour attendre aujourd’hui 218 dollars pièce. «L'action du réseau social doit être un investissement de long terme car cette entreprise va encore évoluer», explique les analystes.

Voir l'article complet sur le web de 20minutes

Suivre l'action Facebook en live

mercredi 23 mai 2012

Maman différente

Quand on a un enfant différent,

on est une maman différente.

Plonk et Replonk : drôle et redrôle

Un peu d'humour avec Plonk & Replonk. Peut être avez vous vu comme moi ce couple Suisse étrange, Jacques et Hubert Froidevaux, dans l'émission "On n'est pas couché" de Laurent Riquier sur France2 samedi dernier.


Nés dans les années 60, les Froidevaux ont crée en 1995 le collectif Plonk et Replonk (reconnu d'inutilité publique par eux-mêmes) qui s'est bâti une belle réputation grâce à ses cartes postales, ses affiches et ses autocollants assez ... étranges.

Voici quelques unes de leurs créations délirantes.











Vous pouvez découvrir l'ensemble de leur oeuvre sur leur web :

http://www.plonkreplonk.ch

J'adore !

lundi 21 mai 2012

Les élèves handicapés en Europe

Les élèves handicapés en Europe


Un rapport au Président de la République de juin 2011, réalisé par monsieur Paul Blanc, Sénateur des Pyrénnées Orientales, présente un bilan de l'application de la loi du 11 février 2005 qui a posé pour principe la scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire. A la suite de la mise en œoeuvre de la loi, la mission constate une croissance importante du nombre d'enfants scolarisés (+33 % entre 2005 et 2010).

A la rentrée 2010, 201 388 enfants étaient ainsi scolarisés soit 50 000 de plus qu’à la rentrée 2005.

Dans ce rapport, le nombre d’enfants handicapés non scolarisés est évalué à 20 000 dont 5 000 restant à domicile.

Au total, en regroupant domicile et établissement, 20 000 enfants handicapés soumis à l’obligation scolaire seraient non scolarisés, les trois quarts étant cependant placés en établissements et bénéficiant du soutien d’un éducateur, les autres vivant avec leurs parents et étant pour l’essentiel en attente d’une solution. De son côté, l'Union européenne indiquent que plus de 10 millions d'enfants et adolescents sont en situation de handicap en Europe.

L'intégration est très développée dans les pays scandinaves où 95 % des enfants en situation de handicap sont intégrés en milieu ordinaire : depuis plus de trente ans, l'enfant handicapé a obligatoirement sa place dans l'école la plus proche de son domicile.

 L'intégration s'est beaucoup développée depuis les années 1990 dans les pays du sud de l'Europe, notamment en Italie. 

L'Italie occupe une place à part. Tous les enfants handicapés vont à l'école ordinaire. Le but visé n'est pas qu'ils apprennent forcément à lire et à écrire, mais qu'ils soient avec les autres. Sous la pression des parents d'enfants handicapés, une loi a permis la fermeture des écoles spécialisées en 1977. Cette fermeture s'est fait progressivement pour devenir définitive en 1980. Grâce à cette loi, tout enfant handicapé, et quel que soit son handicap, a le droit d'être scolarisé. L'école s'est organisée pour les recevoir : nombre d'élèves limité par classe, présence d'un enseignant spécialisé pour soutenir le professeur, auxiliaire de vie pour l'enfant déléguée par la commune si nécessaire, équipement informatique et nouvelles technologies fournis par l'État.

Au Portugal, 85 % des enfants handicapés vont à l'école ordinaire.

 Il n'y a pas d'approche globale en Allemagne où chaque région est responsable des structures éducatives. Les pratiques d'accueil à l'école se développent. Même si les approches sont diverses, les notions d'intégration, de projet individualisé, de respect du choix des familles sont partagées par la plupart des pays.

En Allemagne, le milieu spécialisé appartient à l’Education nationale ; situé hors du champ de la Santé, il se décline en écoles et non en centres de soins. 

Les différents traités européens affirment la nécessité de lutter contre l'exclusion des personnes handicapées sous toutes ses formes.

La France a ratifié la Convention internationale sur les droits de l'enfant qui dispose en son article 23 : « Les États parties reconnaissent que les enfants mentalement ou physiquement handicapés doivent mener une vie pleine et décente, dans des conditions qui garantissent leur dignité, favorisent leur autonomie et facilitent leur participation active à la vie de la collectivité... Eu égard aux besoins particuliers des enfants handicapés, l'aide fournie... est conçue de telle sorte qu'ils aient effectivement accès à l'éducation, la formation... à la préparation à l'emploi... et bénéficient de ces services de façon propre à assurer une intégration sociale aussi complète que possible... » et en son article 28 : « Les États parties reconnaissent le droit de l'enfant à l'éducation... sur la base de l'égalité des chances... ».

Concernant la scolarité des enfants handicapés, la France n'a jamais respecté ses engagements auprès des français et ce quel que soir le parti politique au pouvoir.

Rappelons qu'en 2002, Autisme Europe a saisi le Comité européen des droits sociaux du Conseil de l'Europe d'une réclamation collective contre la France pour dénoncer la non prise en charge éducative des personnes autistes en France, faute d'intégration en classe ordinaire et le manque d'institutions éducatives adaptées.

Début 2004, la France a été condamnée par le Conseil de l'Europe pour violation par la France de ses obligations définies par la Charte Sociale européenne à l'égard des personnes autistes.

Lire le rapport complet de juin 2011

Tribunes Parlementaires Européennes, dossier "L'autisme Grance Cause Nationale 2012 - avril 2012


François Hollande répond à la Fnaseph

FRANÇOIS HOLLANDE pour un vrai métier d’accompagnant
Le référentiel sera construit avec les associations de parents


Sophie CLUZEL et Patrice FONDIN, présidente et vice-président de la FNASEPH* (fédération de familles pour le droit des jeunes handicapés à grandir en société) ont rencontré le jeudi 29 mars l’équipe de campagne de François Hollande.
Cet entretien s’inscrivait dans l’action engagée par la FNASEPH pour interroger les candidats à la présidentielle sur les propositions contenues dans la plate-forme élaborée le 25 janvier par la Fédération sur le parcours de formation des jeunes handicapés.

La FNASEPH note avec satisfaction un certain nombre d’engagements très positifs et une volonté de concertation. Elle attend cependant d’autres réponses concrètes dans les semaines à venir sur son programme de propositions.


UN SEUL STATUT D’ACCOMPAGNANT INDIVIDUEL POUR TOUS LES TEMPS DE VIE
  • Les enseignants seront formés à l’accueil des jeunes handicapés dès le début de leur carrière, au sein des Ecoles Supérieures de Professorat de l’Éducation des Universités. Ce « module » de formation au Handicap sera obligatoire, inscrit dans le cahier des charges et repris dans un nouveau référentiel métier des enseignants

  • La recherche dédiée au Handicap et à l’Éducation (Disability Studies) sera redynamisée.

  • La mise en place d'un véritable métier d'accompagnant des jeunes handicapés se fera dans un cadre statutaire spécifique (à déterminer). Le personnel sera formé avant sa prise de poste.

  • Surtout, l'équipe du candidat socialiste s'est engagée à co-construire et contractualiser ce référentiel avec les associations et en particulier avec la FNASEPH.
    Cet objectif est prioritaire. Sa mise en place aussi rapide que possible. L'engagement pour la rentrée scolaire 2012 est de tendre vers un seul statut d'accompagnant, en transformant les emplois aidés d'AVS actuels vers des emplois d'Assistants Éducation Auxiliaires de Vie Scolaire individuels.Il pourrait répondre aux besoins dans les différents temps de vie de l'enfant et du jeune qui trouveraient ainsi leur place dans la réforme des rythmes scolaires, dans la logique transversale de l'Agenda 22.
    • François HOLLANDE souhaite que l'AGEFIPH revienne sur sa décision de ne plus financer l'accompagnement vers l'emploi des étudiants handicapés.
    • Plus généralement, le handicap serait inclus dans un nouvel axe de décentralisation, contractualisé avec l’État, les collectivités territoriales et les associations. Celles-ci seraient mieux reconnues et associées en tant que corps intermédiaire expert.

      DES REPONSES SONT EN ATTENTE, MAIS LA FNASEPH SALUE UN SOUCI DE CONCERTATION

    La FNASEPH attend d’autres réponses concrètes sur ses propositions et en particulier des engagements fermes sur le devenir des AVS ainsi que sur la mise en oeuvre des projets de vie des jeunes handicapés dans toute leur dimension scolaire sociale et professionnelle.
    Elle prend acte, d’une volonté de concertation et se félicite de proposition de la promesse de création dans un avenir proche d’un véritable métier d’accompagnement

  • Les propositions contenues dans la plate-forme de la FNASEPH :
    - harmonisation des procédures et des pratiques
    - véritable accès à l’enseignement et à la formation professionnelle pour tous
    - véritable égalité des chances devant l’emploi
    - mise en place d’un accompagnement pérenne et de qualité
    L’ensemble de ces propositions est téléchargeable sur http://www.fnaseph

dimanche 20 mai 2012

Faire de l'école un lieu d'intégration de tous les enfants



C'est noté monsieur le Président. Nous attendons vos actions dans ce sens afin que tous les enfants de la République soient accueillis à l'école, y compris tous les enfants porteur d'un handicap !

Bien qu'on enregistre une augmentation de 60 % des enfants handicapés scolarisés depuis la loi de 2005, il reste encore un très grand nombre d'enfants handicapés non scolarisés en milieu normal, scolarisés à temps très partiel seulement (quelques heures dans la semaine) et dans des mauvaises conditions ou pas du tout scolarisé.